•♡ Un rappel sur le Tassbih •♡

•♡ Un rappel sur le Tassbih •♡

Assalamû 'Aleycoum wa Rahmatûh Lillahî wa Baraktûh.

Beaucoup de freres et soeurs accomplissent des actes qui leur paraissent " Bonne ".
Prenons comme exemple le Tasbih.

Petit Rappel sur le Tasbih.
Bismillahî Arahman Arahim.


Abdullah Ibn Mas'ud (radiyallahu ' anhu) a dit, "Suivez et n'innovez pas, car on vous a donné ce qui est suffisant [et toute innovation est un égarement.]" [2] ' Abdullah Ibn ' Umar (radiyallahu ' anhu) a dit, "Toute innovation est un égarement, même si les gens la considère comme bonne."

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Ainsi ' Amr Ibn Salamah a relaté : Nous avions l'habitude de nous asseoir à la porte de ' Abdullah Ibn Mas'ud avant la prière du matin, pour que, quand il sort, nous marchions avec lui vers la mosquée. Un jour Abu Musa Al-Ash'ari est venu à nous et a dit : est-ce que Abou ' Abdur-Rahman (c'est-à-dire Ibn Mas'ud)est déjà sorti ? Nous avons répondu : Non! Donc il s'est assis avec nous jusqu'à ce qu'il sorte. Quand il sortit, nous nous sommes tous levés avec lui, et Abu Musa lui a dit : ô Abou ' Abdur-Rahman! Je viens de voir quelque chose dans la mosquée que j'ai considérée comme étant mauvais, mais – la louange est à Allah - je n'ai vu rien que du bien. Ibn Mas'ud demanda, "qu'as-tu vu ?" Abu Musa répondit : ' si tu vis, tu le verras aussi. Dans la mosquée j'ai vu les gens assis dans des cercles attendant la prière. Dans chaque cercle ils avaient des cailloux dans leurs mains et un homme disait : Répétez Allahu Akbar cent fois. Donc ils le répétaient cent fois. Puis il disait : répétez La ilaaha illallah (aucune divinité digne d'adoration en dehors d'Allah) cent fois. Donc ils le répétaient cent fois. Puis il disait : répétez Subhanallah (gloire à Allah) cent fois. Donc ils le disaient cent fois. ' Ibn Mas'ud demanda alors, "que leur as-tu dit ?" Abu Musa dit, ' je ne leur ai rien dit. Plutôt, j'ai attendu d'entendre ton avis, ou ce que tu dis. ' Alors nous sommes allés avec lui, jusqu'à ce qu'il arrive à l'un de ces cercles, se tint debout et dit : "qu'est-ce que je vous vois faire ?" Ils répondirent, ' à ô Abu 'Abdur-Rahman! Ce sont des cailloux avec lesquels nous comptons les takbir, tahlil et tasbih. ' Il leur dit, "Plutôt, vous comptez vos mauvais actes. Car je vous assure qu'aucune de vos bonnes actions ne sera perdu. Malheur à vous ô Umma de Muhammad (sallallahu ' alayhi wa sallam)! Comme vous vous dirigez rapidement vers la destruction! Ceux-ci sont les compagnons de votre Prophète (sallallahu ' alayhi wa sallam) et ils sont répandus. Ses vêtements ne se sont pas encore délabrés et ses ustensiles encore intactes. Par Celui dont mon âme est dans Sa main! Etes-vous sur une religion mieux guidée que la religion de Muhammad (sallallahu ' alayhi wa sallam), ou ouvrez-vous les portes de l'égarement. "Ils dirent, ' ô Abu ' Abdur-Rahman! Par Allah! Nous ne voulons que le bien. ' Il leur dit," Combien sont nombreux ceux dont l'intention est bonne, mais ne l'atteigne pas. En effet le messager d'Allah (sallallahu ' alayhi wa sallam) nous a dit, "les gens réciteront le Quran, mais il ne dépassera pas leurs gorges." Par Allah je ne sais pas, mais il se peut que la plupart d'entre eux soient de vous. " Puis il partit. ' Amr Ibn Salamah dit, ' Nous avons vu la plupart de ces gens nous combattre le jour de Nahrawan, à côté des Khawarij. ' [4] Donc cette excellente narration englobe beaucoup de grands principes, qui ne sont connus que de ceux qui suivent le messager (sallallahu ' alayhi wa sallam), ceux qui ne mettent rien devant Allah et Son messager, mais disent plutôt, ' Nous entendons et nous obéissons. ' Et parmi ces principes.

# Posté le lundi 23 juillet 2007 10:53

Modifié le lundi 23 juillet 2007 11:24

[.::|♥|::. Fatwa concernant La mouqabala Par le Cheikh Uteymin Rahîmou Allah 'Azzajal .::|♥|::.

[.::|♥|::. Fatwa concernant La mouqabala Par le Cheikh Uteymin Rahîmou Allah 'Azzajal .::|♥|::.
Assalamû ' Aleycoum wâ Rahmatûh Lillahî wa Barakatûh.
Nous allons bi idnillah appronfondire la définition du terme " Mouqabala".

Mouqabalah ?



Un terme très en vogue depuis quelques temps : on en cherche, on en fait, on en organise... Mais on peut s'étonner d'une chose : ce mot n'apparaît pas dans les livres et les propos des savants. Après avoir interrogé des hommes de science à ce sujet, il apparaît que c'est un terme « nouveau » et qui recouvre souvent des conceptions fausses et des erreurs.

On parle de Mouqabalah ou encore Ta'ârouf, mais qu'est-ce que cela désigne ? Dans la langue arabe, ces deux termes désignent l'entretien, le faire de se présenter et faire connaissance. Dans l'application « religieuse » qu'on en fait, c'est quasiment une longue suite d'erreurs et de mauvaise compréhension de la voie légale à suivre lorsqu'on cherche à se marier.

Première grande erreur : ceux qui disent vouloir se marier ne baissent pas le regard en donnant comme argument qu'ils cherchent à voir celle qui va leur plaire.

On a interrogé shaykh Muhammad Ibn Ibrâhîm Âl As-Shaykh à propos du fait de regarder volontairement ou non des femmes qui ne se voilent pas comme il convient (Mutabarrijât).
Il répondit : « Il est interdit de regarder volontairement, en raison de la Parole d'Allah : « Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Allah connaît parfaitement ce qu'ils font. » [An-Nûr : 30] Allah a fait des yeux le miroir du c½ur, ainsi si le regard est baissé, le c½ur baissera également son désir et sa volonté, et au contraire si il libère son regard, le c½ur libèrera ses désirs. Al-Fadl Ibn 'Abbâs rapporte qu'il partageait la monture du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) le jour du sacrifice entre Muzdalifah et Minâ lorsqu'une litière portée à dos de chameau sur laquelle était des femmes passa. Al-Fadl se mit alors à les regarder et le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) tourna la tête de Al-Fadl de l'autre côté. » (Al-Bukhârî et Muslim) Ibn Al-Qayyim dit dans Rawdah Al-Muhibbîn : « C'est là une interdiction de regarder les femmes étrangères, une interdiction par le geste. » Et s'il lui avait été permis de regarder, le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) l'aurait laissé faire. Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Chaque enfant d'Adam (homme et femme) a une part de fornication dans laquelle il doit nécessairement tomber : les yeux dont le péché est le regard (vers ce qui est interdit), les oreilles dont le péché est l'écoute, la langue dont le péché est la parole, la main dont le péché est de toucher, le pied dont le péché est de marcher, le c½ur qui est tenté par les passions et espère, et tout cela est confirmé ou infirmé par le sexe (c'est-à-dire le passage à l'acte ou non). » (Al-Bukhârî) Il a donc commencé par la fornication de l'½il car elle est la base de la fornication de la main, du pied, du c½ur et du sexe. A travers la fornication de la langue par la parole, il a également indiqué la fornication de la bouche par le baiser, et il a fait du sexe un moyen de confirmation de tout cela par le passage à l'acte ou non. Il dit : « Et ce hadith est parmi les preuves les plus claires que l'½il désobéit par le regard, et que cela est une forme de fornication, et c'est une réponse à ceux qui permettent de regarder librement tout ce que l'on veut. » (...) [Al-Iftâ, volume 64, le 4/1/1380]

Il est donc totalement faux de prétendre que l'on peut regarder les femmes (et inversement les hommes) parce qu'on désire se marier et la règle de base est celle citée dans le verset : « Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Allah connaît parfaitement ce qu'ils font. Dis également aux croyantes de baisser leur regard, de préserver leur chasteté. » [An-Nûr : 30-31] Les croyants doivent donc baisser le regard devant les femmes étrangères et les croyantes doivent elles aussi baisser le regard devant les hommes étrangers, car le regard est une flèche empoisonnée du Diable.

Le seul moment où il est permis à l'homme de regarder une femme, et inversement à la femme de regarder un homme, est lors de la Khitbah (la demande en mariage), afin de se marier. Et il y a de nombreux hadiths à ce sujet :

Jâbir Ibn 'Abdillah rapporte que le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous veut demander une femme en mariage et qu'il peut voir d'elle ce qui l'encouragera à l'épouser, qu'il le fasse. » Jâbir dit : « Je voulais demander en mariage une jeune fille, je me cachais donc jusqu'à voir ce qui m'a encouragé à la demander en mariage et à l'épouser. » (Ahmad, Abû Dâwûd) On peut lire dans 'Awn Al-Ma'bûd (l'explication des Sunan Abû Dâwûd) : « An-Nawawî a dit : ce hadith montre l'encouragement à regarder celle que l'on veut épouser, c'est là l'avis de notre école (shaféite) ainsi que l'avis de Mâlik, Abû Hanifah, des savants de Kûfah, de Ahmad et de la majorité des savants.(...) Nos compagnons (de l'école shaféite) ont dit : il est préférable qu'il la regarde avant de venir la demander en mariage, ainsi si elle ne lui plait pas, il la laissera sans lui causer aucun tort, ce qui n'est pas le cas s'il le fait après l'avoir demandé en mariage. »

Abû Hurayrah rapporte : « J'étais aux côtés du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) lorsqu'un homme vint et l'informa qu'il avait épousé une femme des Ansârs. Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) lui dit : « L'as-tu regardée ? » Il répondit non, il lui dit : « Vas et regarde-la, car les Ansars ont quelque chose dans le regard. » (Muslim) An-Nawawî a rapporté des propos similaires au hadith précédent puis dit : « Nos compagnons ont dit : et s'il ne peut pas la voir, qu'il envoie une femme en qui il a confiance pour qu'elle l'informe à son sujet, et cela doit se faire avant la demande en mariage, comme nous l'avons indiqué. » Dans ces deux hadiths, An-Nawawî a rapporté la divergence des savants concernant ce qu'il est permis de voir de la femme à ce moment en montrant que l'avis le plus correct est qu'il s'agit du visage et des mains.

Sahl Ibn Sa'd rapporte qu'une femme se présenta au Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) et dit : « Ô Messager d'Allah ! Je suis venu m'offrir à toi. » Le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) leva les yeux vers elle, la regarda de haut en bas puis baissa la tête. » Al-Bukhârî donna pour titre au chapitre contenant ce hadith : « Regarder la femme avant de l'épouser. »

Tout cela montre la permission de regarder une femme lorsqu'on veut la demander en mariage, afin de voir chez elle ce qui va encourager au mariage. De même pour les femmes qui peuvent regarder leur prétendant. Mais cela ne peut se faire qu'à deux conditions :

La première : La volonté ferme d'épouser cette femme, et de ne la regarder que pour cela, et de même pour elle. Ainsi, si le prétendant sait que la famille de la femme refusera le mariage ou qu'elle ne lui convient pas, tous deux doivent baisser le regard. Ibn Al-Qattân a dit : « Si le prétendant sait qu'elle ne l'épousera pas, ou que son tuteur ne lui donnera pas son accord, il ne lui est pas permis de la regarder. Ceci même s'il est déjà venu la demander en mariage (à son tuteur) car le regard n'est autorisé que s'il est un moyen d'amener à la conclusion du mariage. Et s'il sait pertinemment qu'on ne le permettra pas, le regard reste sur la règle de base (qui est l'interdiction). » (An-Nadhar fî Ahkâm An-Nadhar, p.391).

La deuxième : Dès lors qu'il voit ce qui l'encourage à l'épouser, il doit cesser de la regarder, car elle est toujours pour lui une femme étrangère (jusqu'à la conclusion de l'acte de mariage 'Aqd Az-Zawaj) et que le regard n'est permis que pour amener au mariage. Ainsi, lorsqu'il est fermement décidé à l'épouser, le regard reprend son jugement de base (qui est l'interdiction), jusqu'à ce qu'il l'épouse et conclut l'acte de mariage. De même pour elle, si elle voit ce qui lui plait, elle doit par la suite baisser le regard. Shaykh Al-'Uthaymîn dit : « La vérité sur cette question est qu'il est préférable (et non obligatoire) de regarder celle qu'on va demander en mariage, sauf si on sait comment elle est, dans ce cas ce n'est pas nécessaire... » (Sharh Al-Mumti' 5/125)

Alors, nombreux sont ceux qui se disent : mais alors comment faire ? Wallahi il ne sert à rien de se mettre à la sortie des écoles, des mosquées ou ailleurs pour guetter toutes les s½urs. Au contraire, c'est un comportement de pervers qui ne fera qu'augmenter cette maladie qui s'est installée dans le c½ur. Allah ne dit-il pas : « Celui qui place sa confiance en Allah, Il lui suffit » ? Demander avant toute chose autour de soi, se renseigner et ensuite lorsqu'on sait qu'il y a une s½ur avec laquelle il y a de fortes probabilités qu'on puisse se marier et pas de difficultés insurmontables, alors dans ce cas, on peut chercher à la voir elle et seulement elle, discrètement. Rien n'a changé depuis l'époque du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam), et la voie à suivre est exposée dans ce hadith :

Al-Mughîrah Ibn Shu'bah rapporte : « J'ai été voir le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) et je lui ai parlé d'une jeune fille que je voulais demander en mariage. Il me dit : « Vas la regarder car cela est plus à même de vous lier tous les deux. » J'ai donc été voir une femme des Ansars et je l'ai demandée en mariage à ses parents en leur rapportant les propos du Messager d'Allah, et ce fut comme s'ils désapprouvaient cette chose. La jeune fille entendit cela alors qu'elle était dans une pièce isolée et dit : si le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) t'a ordonné de regarder, alors regarde, sinon je t'implore par Allah [de ne pas le faire], comme si cela était une chose gravissime, puis elle tira le voile [qui cachait la pièce]. Je l'ai regardée puis je l'ai épousée, et aucune femme par la suite n'a atteint son rang [dans mon c½ur] alors que j'ai épousé environ soixante-dix femmes. » (At-Tirmidhî, An-Nasâ'î...)

Al-Mughîrah n'a donc pas regardé toutes les femmes de Médine, il savait qu'une jeune fille habitait à tel endroit et qu'il pouvait l'épouser. Il n'a pas demandé à un frère de demander à sa femme ou à sa s½ur s'il pourrait entrer en contact avec elle et faire connaissance avant de venir la demander en mariage ! Il n'a pas organisé de rencontre chez un frère et sa femme afin qu'il n'y ait pas mixité (comme ils prétendent) pour discuter et voir s'ils se plaisent, etc, etc... L'imagination et les ruses de Satan sont sans limite.

La facilité et la bénédiction résident uniquement dans l'obéissance à Allah, ainsi celui qui sait qu'il y a une s½ur qui cherche à se marier et qui peut correspondre à ce qu'il recherche, qu'il n'y a pas d'obstacle apparent à l'acceptation du mariage par le tuteur ou la s½ur, alors s'il peut l'observer discrètement pour être sûr qu'elle lui plaise qu'il le fasse. Ensuite (ou même s'il n'a pas pu), qu'il se rende chez le tuteur de cette s½ur (donc s'il est vivant et musulman, son père et personne d'autre) pour se présenter et faire sa demande en mariage. Shaykh Al-'Uthaymîn dit : « S'il peut la voir en se mettant d'accord avec son tuteur en disant qu'il viendra et la regardera, qu'il le fasse, sinon il peut l'épier à un endroit où il sait qu'elle passe et la regarder... [Mais il ne doit le faire que s'il sait qu'il y a de forte probabilité qu'on accepte sa demande en mariage] Comment peut-il en être quasiment persuadé ? Allah a créé à différents rangs [dans la société] : « « C'est Nous qui avons réparti entre eux leur subsistance dans la vie présente et qui les avons élevés en degrés les uns sur les autres, afin que les uns prennent les autres à leur service. » (Az-Zukhruf : 32) Ainsi si l'homme est pauvre et qu'il regarde la fille du ministre, le plus probable est qu'on n'accepte pas sa demande, ou si l'homme est vieux et sourd et qu'il regarde une belle jeune fille, le plus probable est qu'on n'accepte pas sa demande. » (Sharh Al-Mumti' 5/126-127)

Deuxième grande erreur : Cette Mouqabalah se déroule la plupart du temps sans que le tuteur de la femme ne le sache ou avant qu'il ne donne son accord pour le mariage, ce qui est une erreur comme nous l'avons vu. Les gens ont pris énormément de liberté sur cette question et se permettent d'aller voir des femmes avec « l'accord » d'un frère de cette femme ou d'une autre personne de sa famille. Ceci, alors que la règle et les propos des savants à ce sujet sont clairs : si le père de cette femme est vivant et musulman, il est le premier tuteur et on ne peut se passer de son accord à toutes les étapes de la demande, sauf s'il délègue volontairement cela. Si les membres de la famille de la femme remplissent tous les conditions, le tutorat s'applique dans cet ordre : le père, puis le grand-père, puis le fils de la femme (si elle en a déjà un), puis ses frères, puis les proches en fonction de leur degré de proximité, puis si aucun n'est apte à le faire c'est le gouverneur qui s'en charge.

On a demandé à shaykh Fawzân : est-il permis à la jeune fille de se marier sans l'accord de son père ?
Il répondit : Il n'est pas permis à la femme de se marier sans l'accord de son père, car il est son tuteur, et qu'il est plus perspicace qu'elle sur ces questions. Mais il n'est pas non plus permis au père d'empêcher sa fille de se marier avec un homme pieux qui lui convienne. Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Si vient à vous celui dont vous agréez la religion et le comportement, mariez-le, sinon il y a aura de grandes tentations sur terre et une grande perversion. »... » (Al-Muntaqâ 2/218-219)

On ne peut délaisser l'accord du père à toutes les étapes de la demande et on ne peut se mettre d'accord sur un mariage avant qu'il ne l'ait autorisé. Combien de fois avons-nous vu des gens se voir sans en informer le père de la s½ur qui finalement refuse ce prétendant. Le regret et la frustration qui en découlent ne sont pas à imputer à ce père qui a été trompé, mais à la désobéissance à Allah qui n'amène que remords et regrets.

Certains avancent le faux argument du manque de piété ou de l'ignorance du père, alors que cela n'est pas une raison suffisante pour lui retirer son rôle de tuteur.

On a demandé à shaykh Sa'dî : quel est le jugement sur le fait de poser comme condition pour le contrat de mariage que le tuteur soit connu pour sa piété et l'absence de défauts apparents (al-'adâlah) ?
Il répondit : cette condition est rejetée par les Textes et la pratique des pieux prédécesseurs. » (Al-Fatâwâ As-Sa'diyyah, 491-492)

Shaykh Al-'Uthaymin dit à ce sujet dans Sharh Al-Mumti' que s'il fallait appliquer les règles de al-'adâlah, on ne marierait plus personne, car rares sont ceux qui parviennent à ce niveau de piété de nos jours. Il peut y avoir des cas particuliers où le tuteur perd ce statut, même s'il s'agit du père, mais il s'agit de cas bien spécifiques qui demandent d'être exposés à un homme de science.

Troisième grande erreur : le cas des s½urs converties ou de celles qui n'ont pas de tuteur. Malheureusement, elles sont peut être celles à qui cela arrive le plus, ceci en raison de la situation particulière qu'elles vivent : aucun tuteur dans un pays non musulman. Dans un pays musulman, la règle est claire : « Le gouverneur est le tuteur de celui qui n'en a pas », il se charge donc de marier celles qui ne trouvent pas de tuteur. Shaykh Al-'Uthaymîn explique que l'on désigne par « gouverneur » la plus haute autorité dans le pays, puis ceux qui le représentent, et à notre époque cela est confié au Ministère de la Justice et aux officiers publics chargés des mariages. (Sharh Al-Mumti' 5/149). Dans un pays musulman cela est donc très simple : la femme qui n'a pas de tuteur saisit le juge de la ville qui se charge d'appliquer la Législation d'Allah sur ce point, et de protéger les intérêts de la femme et lui accorder ses droits.

Mais qu'en est-il dans un pays non musulman ? L'avis le plus répandu chez les francophones est celui donné par shaykh 'Ubayd Al-Jâbirî qui dit que la femme qui ne trouve aucun tuteur doit prendre comme tuteur un homme de confiance qui se chargera de la marier de manière légale. C'est-à-dire que si un homme pieux et de bon comportement cherche à épouser cette femme, il doit se rendre chez cet homme de confiance qui procèdera au mariage. Et shaykh 'Ubayd ne dit rien de plus et est innocent de toutes les perversités que l'on peut commettre en s'appuyant faussement sur ses propos. Il ne dit pas que la s½ur peut correspondre (voire rencontrer) librement son « tuteur » pour discuter avec lui de ses choix, qu'ils peuvent organiser des « mouqabalah » avec des prétendants et bien d'autres choses encore, wallah-ul-musta'an.

Ceci dit, il faut savoir que l'avis de shaykh 'Ubayd n'est pas le seul avis parmi les hommes de science, et bon nombre d'entre eux (comme shaykh Abd Al-Mâlik Ramadani) renvoient aux autorités religieuses de la ville où réside cette s½ur pour se charger du mariage. Ceci car le « tuteur » doit veiller à marier cette femme dans les règles mais aussi à ce qu'on lui accorde ses droits. Cette question entre sous une autre beaucoup plus vaste qui est de savoir s'il existe ou non en France des autorités religieuses compétentes et qui soient la référence inévitable des musulmans sur cette question. Notre but ici n'est pas d'exposer cette question pointue, mais au moins de faire prendre conscience à tout un chacun que la plupart des compagnons ne se prononçaient pas sur les questions de mariage et de divorce tant elles sont pointues et importantes. Cela est-il si difficile, si on entre dans un cas particulier, de téléphoner à un homme de science pour qu'il nous éclaire sur notre cas bien précis. Il est possible que la s½ur est en fait un tuteur légal sans le savoir ou que l'imam de la mosquée de sa ville puisse la marier, ou d'autres possibilités encore. Il est seulement nécessaire de bien exposer sa situation avec autant de sincérité et de franchise que possible, et de se souvenir qu'un cas spécifique demande une réponse spécifique.

Quatrième grande erreur : l'exagération lors de ces Mouqabalah (voire aussi lors des Khitbah légales) en ce sens qu'il va s'agir d'une vraie rencontre et discussion entre les deux prétendants au mariage. Ceci, alors qu'aucun Texte ne le permet, bien au contraire !

Une fois de plus, on s'appuie faussement sur une parole d'un savant et en l'occurrence shaykh Al-Fawzân auquel on a demandé s'il était permis au prétendant (Khatîb) de parler au téléphone à la femme qu'il demande en mariage ?
Il répondit en disant : « Il n'y a pas de mal à ce que le prétendant parle avec elle au téléphone, si cela est fait après qu'il ait reçu l'accord du père pour le mariage (Istijâbah) et que l'on parle pour se mettre d'accord sur certains points, en fonction de la nécessité et qu'il n'y a aucune tentation en cela. Et si cela se fait par l'intermédiaire de son tuteur, cela est meilleur et plus éloigné de toute suspicion. Quant aux conversations qui ont lieu entre les hommes et les femmes, et les jeunes hommes et jeunes filles, alors qu'il n'y a pas eu de demande en mariage [auprès du tuteur, Khitbah), mais uniquement destinées à faire connaissance (Ta'âruf) comme ils disent, cela est un mal, une chose illicite et un appel à la tentation et à tomber dans la turpitude. Allah dit : « Ne soyez donc pas complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le coeur est malade ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. » (Al-Ahzâb : 32) La femme ne parle à un homme étranger que s'il y a nécessité, en tenant des propos décents qui ne comportent aucune tentation et aucune suspicion. Et les savants ont indiqué que la femme ne devait pas élever la voix. Comme il apparaît dans le hadith : « Si une chose se passe dans la prière, que les hommes disent « Subhanallah » et que les femmes tapent des mains. » Ce qui montre que la femme ne doit pas faire entendre sa voix aux hommes sauf dans les situations où cela est nécessaire dans lesquelles elle doit parler avec pudeur et décence. Et Allah est plus savant. » (Al-Muntaqâ : 3/163-164)

En quoi cela est-il une permission de pratiquer ces Mouqabalah ? De discuter sur Internet ? De se rencontrer avant la demande en mariage ? De parler longuement et sans raison valable après celle-ci ??? Shaykh Fawzan dit bien que cette discussion ne peut avoir lieu qu'après la demande en mariage auprès du tuteur (Khitbah) et l'accord de principe pour le mariage du tuteur (Istijâbah). Uniquement si cela est nécessaire pour clarifier certains points, et que malgré tout il vaut mieux passer par le tuteur pour cela sans s'adresser directement à la femme !

Pour montrer à quel point les gens sont loin de la vérité et des Textes, nous traduisons ici les propos de shaykh Al-'Uthaymin qui dit après avoir montré que le prétendant peut voir le visage et les mains de la femme en présence de son tuteur, et même un peu plus s'il la guette discrètement (selon les conditions énoncées auparavant) : « Peut-il lui parler ? La réponse est non car cela provoque plus encore le désir et qu'il peut tirer une jouissance en entendant sa voix, c'est pourquoi le Prophète dit : « qu'il regarde ce qui va l'encourager à l'épouser. » et il n'a pas dit : « qu'il écoute ce qui va l'encourager à l'épouser »... (Sharh Al-Mumti' 5/126) Il est donc bon de savoir que certains savants sont d'avis qu'il n'est pas permis de parler à la femme qu'on demande en mariage tant que le contrat de mariage ('aqd az-zawâj) n'est pas conclu.

De même, il est faux de justifier ces conversations secrètes (et interdites puisque le tuteur n'en connaît pas la teneur) en disant qu'elles servent :

Premièrement à voir si on est compatible. C'est un argument fallacieux que la raison saine rejette puisque personne ne se présentera sous son mauvais jour ou en disant qu'il (ou elle) est violent, pervers et menteur. On peut d'ailleurs constater que malgré cette pratique répandue, les divorces ne sont que plus nombreux, wallah-ul-musta'ân.

Deuxièmement : à fixer des conditions. Mais les conditions du mariage doivent au contraire être connues du tuteur et des témoins, sinon comment témoigner plus tard qu'une condition n'a pas été remplie et que l'on demande pour cela l'annulation de ce mariage ?

Nous aimerions conclure ici (mais les erreurs commises sont elles plus nombreuses encore) par les propos de shaykh Al-Albânî sur cette question en raison de leur grand profit et du conseil sincère qu'ils peuvent représenter pour tous nos frères et s½urs : Écouter le shaykh

Shaykh : Oui.
Questionneur : As-Salâm 'Alaykum
Shaykh : Wa 'alaykum As-Salâm Wa rahmatullah
Questionneur : Excusez-moi, shaykh Al-Albânî est-il présent ?
Shaykh : Il est avec toi.
Questionneur : Si vous le permettez, j'aurais quelques questions.
Shaykh : Vas-y.
Questionneur : Puis-je parler au téléphone avec la femme que je demande en mariage (Khitbah) ?
Shaykh : Tu as conclu l'acte de mariage ('aqd) ou pas encore ?
Questionneur : Pas encore.
Shaykh : Cela n'est pas permis.
Questionneur : Cela n'est pas permis ?
Shaykh : Cela n'est pas permis.
Questionneur : Même si c'est pour la conseiller ?
Shaykh : Cela n'est pas permis.
Questionneur : D'accord, mais m'est-il permis de lui rendre visite et de m'asseoir avec elle en présence d'un Mahram ? (Ndt : mais toujours après la Khitbah bien sûr, c'est à dire la demande en mariage auprès du père ou tuteur légal)
Shaykh : Oui, en présence d'un Mahram, si elle se présente à toi vêtue d'un jilbab (Ndt : long vêtement que l'on porte pour sortir) et d'un voile comme lorsqu'elle sort dans la rue, sinon non.
Questionneur : Et peut-elle montrer son visage ?
Shaykh : Oui, si c'est seulement le visage.
Questionneur : Seulement le visage ?
Shaykh : Oui, et elle ne doit pas porter de robe brodée ou courte, ou d'autres choses de ce genre.
Questionneur : D'accord, et concernant notre assise, quels sont les propos qu'il nous est permis de tenir ?
Shaykh : Tu ne peux lui parler que de la manière dont tu parles aux autres femmes (étrangères).
Questionneur : D'accord, et si elle me demande une photo, puis-je lui en présenter une ou non ?
Shaykh : Et si toi tu lui demandes une photo.
Questionneur : Oui ?
Shaykh : Si tu lui demandes une photo.
Questionneur : Et bien ?
Shaykh : Cela est-il permis ?
Questionneur : Non.
Shaykh : Donc ma réponse est non.
Questionneur : Votre réponse est non ?
Shaykh : Effectivement, ma réponse est non ?
Questionneur : Et pourquoi donc ?
Shaykh : Pour quelle raison ? Pour la même raison qui te conduit à dire que tu n'as pas le droit de lui demander une photo.
Questionneur : D'accord.
Shaykh : Tu as compris ?
Questionneur : Oui, j'ai compris.
Shaykh : Si tu as compris, alors attache-toi-y.
Questionneur : Très bien. Shaykh, parfois on peut être contraint de l'appeler par téléphone, cela est-il permis ?
Shaykh : Je ne pense pas qu'il y ait de nécessité à cela.
Questionneur : Par exemple, je peux l'appeler pour lui dire que je lui rendrais visite à telle heure, cela est-il permis ?
Shaykh : Pourquoi veux-tu lui rendre visite ? Quelle est la différence entre elle et une autre femme (étrangère) ?
Questionneur : C'est-à-dire qu'il n'est pas permis de lui rendre visite ?
Shaykh : Ô mon frère ! Quelle est la différence entre elle et une autre femme (étrangère) ? Si tu la demandes en mariage, demande-la en mariage à son tuteur.
Questionneur : Mais son tuteur sera présent.
Shaykh : Si tu la demandes en mariage, demande-la en mariage à son tuteur. Et si par la suite tu as son accord pour le mariage et pour lui rendre visite en présence de son tuteur afin que tu la voies et qu'elle te voie, (cela est permis). Mais que tu lui rendes simplement visite, alors non.
Questionneur : C'est-à-dire que même après la demande en mariage (Khitbah), il n'est pas permis de lui rendre visite ?
Shaykh : Après la demande en mariage ?
Questionneur : Oui.
Shaykh : Ô mon frère, elle reste une étrangère pour toi tant que tu n'as pas conclu le contrat de mariage ('aqd az-zawâj).
Questionneur : Merci. Qu'Allah vous récompense par un bien, ô shaykh !
Shaykh : Toi de même.
Questionneur : Qu'Allah vous anoblisse.
Shaykh : Qu'Allah te préserve.. As-Salâm 'alaika
Questionneur : As-Salâm 'Alaykum
Shaykh : Wa 'alaykum As-Salâm Wa rahmatullah

En résumé, les termes Muqabalah et Ta'âruf désignent soient des actes illicites, soit des erreurs au sein d'un acte légiféré Al-Khitbah : la demande en mariage auprès du tuteur légal. Les savants parlent de Khitbah qui consistent à demander en mariage auprès de son tuteur légal une femme à propos de laquelle on sait qu'elle ne refuse pas le mariage et dont on pense que notre proposition sera acceptée. On peut dès lors essayer de la voir discrètement ou si cela n'est pas possible, envoyer une femme de confiance. Si on est alors pleinement décidé, on se rend chez son tuteur légal pour la demande en mariage, ce que l'on nomme Al-Khitbah. Si le tuteur donne son accord (Al-istijâbah), on peut demander à voir la s½ur afin qu'on puisse la voir visage découvert et qu'elle puisse elle aussi voir son prétendant. Pendant la période entre Al-Istijâbah et la conclusion du contrat de mariage ('aqd az-zawâj), les deux prétendants au mariage restent étrangers l'un pour l'autre. Certains savants sont d'avis que pendant cette période, il est permis qu'ils se parlent en présence d'un Mahram (bien entendu pubère, doué de raison, et qui ne soit pas un dépravé permettant à cette femme de tomber dans l'illicite), si cela est nécessaire, afin de mettre au point certaines choses ou fixer certaines conditions. Et ce n'est qu'à partir de la conclusion de l'acte de mariage qu'ils sont mari et femme et sont libres de se voir et se parler.

Ceci est le conseil sincère que nous pouvions adresser à nos frères et s½urs. Wallahu 'alam.

Traduit et publié par les salafis de l'Est.


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# Posté le lundi 23 juillet 2007 10:34

ooo ooo ooo ooo Magnifque histoire ooo ooo ooo ooo

ooo           ooo               ooo                 ooo   Magnifque histoire    ooo          ooo        ooo         ooo
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_____________Je ne dépassais pas la trentaine quand mon épouse eut le 1er enfant. Et je me rappelle encore cette nuit que j'ai passé en compagnie de mes copains jusqu'au bout de la soirée très tardivement donc et on parlait de tout et de rien mais beaucoup plus de rien des choses peu importantes et même banales. J'ai toujours été celui qui sait faire rire les autres . je savais imiter quiconque et toutes les voix. Et cette nuit là je les avait fait beaucoup rire. C'était ma passion et mon savoir faire.
Tout le monde y passait donc je ridiculisais tout le monde avec mes plaisanteries et il y'en avait qui évitaient de me rencontrer pour éviter d'être sujet d'un amusement d'une soirée.

Et je me rappelle que ce jour là je leur racontais l'histoire d'un aveugle rencontré le matin même dans un marché et à qui j'ai donné un cloche pied et le gars est tombé se relevant et cherchant bêtement qui l'a fait tomber il paraissait ridicule alors qu'il ne voit pas. Et moi j'ai éclaté de rire sur lui au point où ça raisonnait dans tout le marché.

Cette nuit là donc je suis rentré très tardivement, j'ai trouvé ma femme la larme aux yeux qui m'attendait en me disant mais où étais tu donc ? Elle paraissait très fatiguée. Elle allait accoucher. Une larme s'écoula sur son visage j'ai senti alors que j'ai abandonné ma femme au moment où elle avait besoin de moi. Je l'accompagne vite fait à l'hôpital donc et dans la salle d'attente j'ai attendu longuement et elle, entre temps souffrait terriblement des heures sont passées et pas encore accouché. Epuisé je suis rentré chez moi en laissant mon n° de fil pour qu'ils m'appelle quand s'est fait. Quelques heures passent et ils m'appellent. j'y cours. Je demande à voir mon enfant ils me disent non tu vas d'abord voir le médecin. Je dis pourquoi ? j'ai besoin de voir mon fils pas le médecin et on insistât que j'aille voir le médecin accoucheur d'abord. Ce que je fais. Elle me dit votre bébé a une mal formation dans ses yeux et il paraît être même aveugle.

J'ai pris ma tête entre mes main repoussant ma colère et ma souffrance à cet état de fait et me rappela tout de suite l'aveugle du matin et ce que je lui ai fait. Je suis resté comme une statut ne sachant que faire puis je me suis rappelé ma femme et je cours la voir. Ma femme était une pure croyante, elle a accepté la chose se remettant à dieu. Elle me disait toujours arrête de rire sur les autres.

Nous sommes sortis de l'hôpital et le bébé avec nous. Et en réalité jamais je ne me suis occupé de lui et je considérais même qu'il n'était même pas à la maison . Quand dans la nuit il pleurait beaucoup je quittais la chambre pour aller dormir ailleurs. Ma femme elle s'occupais beaucoup de lui et l'aimait énormément.

Quant à moi je ne le détestais pas mais je n'arrivais pas à l'aimer.

Quelques mois passèrent, il marchait à 4 pattes d'une façon bizarre, puis quand il a commencé à se mettre debout et à marcher nous avons constaté qu'il boitait aussi. Et là je l'ai encore repoussé.

Après lui ma femme eut deux autres garçons. Ils ont grandis ensemble tous les trois.

Je n'aimais pas rester à la maison, j'étais toujours avec mes copains, en fait j'étais comme une sorte de jouet dans leurs mains.

Et ma femme n'est jamais arrivée à être épuisée de réveiller sur ça mais en vain .
Elle me reprochait toujours d'être plus prés des deux autres enfants et différent avec salem (laîné) et cette différence je l'affichais.

Ma femme décida de le mettre dans une école spécialisée pour handicapé et j'y ai adhéré.

Mes jours n'étaient que : boulot, dodo, soirée, et bouffe et je n'avais pas senti les années passer.

Un jour, un vendredi je me leva le matin et j'étais invité à déjeuner, je me prépare pour l'occasion donc costumé, parfumé et je me dirige vers la sortie. En passant par le salon j'ai entendu salem pleurer à chaude larmes. C'était la première fois que je le voyais pleurer depuis qu'il était bébé. 10 ans sont passés et jamais je ne suis allé vers lui. J'ai essayé de l'ignorer mais je n'ai pas pu. A partir de la chambre je l'entendais appeler sa mère.

Je me suis dirigé vers lui et je lui ai dit : salem qu'as tu ?

Quand il entendit ma voix et s'arrête net de pleurer. Et quand il sentit ma présence il commencer à chercher quelque chose avec ses petites mains. En fait il voulait me fuir . comme s'il disait au fond de lui après dix ans ce n'est qu'aujourd'hui que tu sens ma présence ? ? que j'existe ? ? où étais tu donc pendant ces 10 années.

Il rentra dans sa chambre. Il refusa au début de me dire pourquoi il pleurer, mais par la suite finit par le dire.

L'enfant pleurait, parce que son jeune frère qui avait pour habitude de l'accompagner à la mosquée pour la prière tardait à venir et il avait peur de ne pouvoir trouver une place au premier rang . il avait appelé son frère et appelé sa mère mais personne ne répondit . ils étaient absents. Je me suis mis à regarder ses yeux aveugles entrain de pleurer. Et je n'ai pas pu continuer à écouter la suite de ce qu'il avait à me dire. J'ai porté ma main sur sa bouche pour qu'il ne dise plus un mot. Et je lui demande est ce pour ça que tu pleure salem ? ? et il répondit que oui.

Sur le champ j'ai oublié mes amis et j'ai oublié l'invitation, et je lui dis salem ne sois pas triste, sais tu qui va t'accompagner à la mosquée ? il répondit oui c'est omar. Je lui répondit alors non ce sera moi.

Surpris, puis doutant que encore une fois je plaisantais il commença à pleurer. J'ai alors essuyé ses larmes et pris sa petite main et je l'ai accompagné. Je voulais l'emmener en voiture mais il refusa il me dit que la mosquée est tout prés et qu'il faut y aller à pieds..

Je ne me rappelle pas de la dernière fois où j'ai mis les pieds dans une mosquée. Mais je sais que c'est la première que j'y rentre avec une peur et un regret sur tout ce que j'ai durant toutes ces années passées.

La mosquée était pleine mais j'ai quand même réussi à trouver place à salem dans la première ranger. Nous avons écouté l'imam et il a fait la prière à côté de moi où plutôt en réalité j'ai fait ma prière à côté .

A la fin de la prière il me demanda de lui ramener un livre de coran. Je trouvais ça bizarre puisqu'il ne peut pas lire alors pourquoi il demande le livre. J'ai failli ignorer sa demande , mais je l'ai fait car j'avais peur de le blesser. Je lui tends le livre il me demanda d'ouvrir la page de la sourate « el kahf » . quand j'ai trouvé la page il prend le livre et le met devant lui et il commence à lire la sourate avec ses yeux fermés.

Oh mon dieu mais il est entrain d'apprendre la sourate entièrement. J'ai eu honte de moi et j'ai pris un autre livre

J'ai senti alors que tous mes membres tremblait, j'ai lu et lu et lu et j'ai prié dieu qu'il me pardonne et qu'il m'oriente vers le droit chemin.

Je n'ai pu supporté et j'ai commencé à pleurer comme un enfant. Il y avait encore quelques fidèles qui faisaient des prières en plus j'étais gêné. J'ai essayé de me retenir. Mais ces pleures se sont transformé à sorte de défoulement. je n'arrivais plus à me retenir. Je m'extériorisais en fait.

Jusqu'à ce que j'ai senti une petite main se poser sur mon visage m'essuyant les larmes, et c'était salem. Et je l'ai pris dans mes bras.


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# Posté le vendredi 18 mai 2007 20:07

Les 4 femmes

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Les 4 Femmes
Il était une fois un riche commerçant qui avait 4 femmes.
La 4ème femme, C'est celle qu'il aimait le plus. Il l'ornait avec de luxueuses robes et la traitait avec délicatesse. Il prenait grand soin d'elle et ne lui offrait que le meilleur.

La 3ème femme, elle aussi il l'aimait beaucoup Il était très fier d'elle et voulait toujours la mettre en valeur auprès de ses amis. Cependant, le commerçant craignait toujours le fait qu'elle puisse partir avec un autre homme.

Il aimait aussi sa 2ème femme. C'était une personne très prévenante, toujours patiente et elle était la confidente du commerçant. Chaque fois qu'il rencontrait des problèmes, il se tournait vers elle et elle l'aidait toujours à s'en sortir.

La 1ère femme était une partenaire très loyale, elle avait aussi bien contribuée à maintenir ses richesses qu'à prendre grand soin de sa maison. Pourtant, le commerçant ne l'aimait pas beaucoup alors qu'elle, l'aimait profondément. Il lui prêtait à peine attention.

Un jour, le commerçant tomba malade. Il avait le pressentiment qu'il allait mourir bientôt. Il pensa à sa luxueuse vie et se disait, "maintenant j'ai 4 femmes, mais quand je mourrais, je serai seul, quel solitaire je serai !"

Il demanda donc à sa 4ème femme : "Je t'aime le plus, je t'ai doté des plus fins habits et pris grand soin de toi. Maintenant que je meurs, voudras-tu me suivre pour me tenir compagnie ?" - "Nulle part !" Répondit la 4ème femme. Et elle s'en alla sans un autre mot. La réponse coupa le coeur du commerçant comme un couteau tranchant.

Le triste commerçant demanda alors à sa 3ème femme : "Je t'ai beaucoup aimé toute ma vie. Maintenant que je meurs, voudras-tu me suivre et me tenir compagnie?" - "Non !" Répondit la 3ème femme. "La vie est si belle ici ! Je me remarierais quand tu mourras !" Le coeur du commerçant se brisa.

Alors il demanda à sa 2ème femme : "Je me suis toujours tourné vers toi et tu m'as toujours aidé. Maintenant j'ai à nouveau besoin de ton aide. Quand je mourrais, est ce que tu me suivras et tu me tiendras compagnie?" - "Je suis désolée, je ne peux pas t'aider !" Répondit la 2ème femme. "Dans le meilleur des cas, je ne peux que t'accompagner vers la tombe" La réponse tomba comme du tonnerre et le commerçant fût dévasté.

Alors appela une voix : "J'irai avec toi, je te suivrai là où tu iras".

Le commerçant leva les yeux, ce fut sa 1ère femme. Elle était si maigre, comme si elle souffrait de malnutrition. Très touché, le commerçant disait : "J'aurais du prendre beaucoup mieux soin de toi pendant que je pouvais!" ...

Réellement "nous avons tous 4 femmes" dans notre vie !

La 4ème femme, c'est « notre corps », nous nous donnons tant de mal pour prendre soin de lui, il sera detruit quand nous mourrons.

Notre 3ème femme c'est nos biens et nos richesses. Quand nous mourrons, Ils iront à d'autres.

La 2ème femme, c'est notre famille et nos amis. Très proche de nous comme ils l'avaient été durant notre vie, le mieux qu'ils puissent pour nous c'est de nous accompagner à la tombe.

La 1ère femme, quelque chose que nous ne pouvons pas voir, c'est notre âme.

Souvent négligée, oubliée, dans notre quête de biens matériels et de plaisirs insatiables.

Parfumé, embellis par le bien et les bonnes actions, ou laide et nauséabonde par les péchés et mauvaises actions, c'est la seule qui nous suivra réellement là où nous irons.

C'est peut-être une bonne idée de l'éduquer, la cultiver et la fortifier maintenant, plutôt que d'attendre jusqu'à ce que nous soyons sur notre lit de mort pour le regretter. Non ?
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# Posté le samedi 03 mars 2007 13:54

° Le pOnt AsSirate °

° Le pOnt AsSirate °
Mon cher frère, ma chère soeur !

Avec tous les événements sanglants que nous vivons, cela m'a rappelé le jour du jugement dernier. Il m'est venu alors à l'idée de te parler d'une des étapes du jour de la résurrection !
C'est l'étape la plus délicate ! Tu vas te rendre compte qu'elle a un lien étonnant avec ta vie de tous les jours !



Mais commençons d'abord par présenter cette étape :
Il s'agit, en fait, de la dernière étape à passer juste avant de se retrouver devant la porte du paradis. C'est le passage sur As-Sirâte !
On y arrive après la résurrection, l'attente du jugement, la pesée des bonnes et mauvaises actions et l'envol des livres (où sont inscrits les bonnes et mauvaises actions).
Je t'en prie ! Pour pouvoir vivre cette étape, active ton imagination et essaye de te présenter cette situation, concentre-toi et imagine cette vérité qui se produira ! Le Coran le dit ! Imagine que tu y es et que tu vas aborder As-Sirâte !



Qu'est-ce que As-Sirâte ?
Après avoir passé les trois précédentes étapes, pour arriver devant la porte du paradis de là où tu es, il faut passer au dessus de l'Enfer ! Comment ? Par un pont
qui le surplombe!
«Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par [l'Enfer] : car [il s'agit là] pour ton Seigneur d'une sentence irrévocable ! » (XIX- 71).



« Ne passera pas par [l'Enfer] » : c'est-à-dire, sur le pont de l'Enfer que les croyants franchiront selon leurs oeuvres ici-bas mais les mécréants tomberont de celui-ci !
Donc, As-Sirâte est le pont de l'Enfer!



Il fait la largeur de l'Enfer et tout le monde l'empruntera!
Combien fait-il de kilomètres? Je ne sais pas!
Cela dit, on a une idée de la profondeur de l'Enfer: un jour, le prophète (qpssl) était assis avec les compagnons lorsqu'ils entendirent un bruit sourd qui les fit sursauter! Le prophète (qpssl) dit
alors :
« Savez-vous ce que c'est?
- Non!
- C'est un rocher qui vient de tomber au fond de l'Enfer ! Il chutait depuis 70 hivers (années) et il vient (à peine) d'atteindre le fond ! »
Imagines-tu? S'il faut 70 ans pour toucher le fond, comment doit être la largeur de l'Enfer ? Combien fait-elle? Des milliers, des millions, ou des milliards de kilomètres? Peut-être bien !
Imagine un peu la distance que tu vas devoir parcourir sur As-Sirâte, et à ton allure ! En combien d'années le franchiras-tu?



Laisse-moi te décrire un peu plus ce pont de l'Enfer:
Le prophète (qpssl) a dit : « Il est plus fin qu'un cheveu et plus tranchant qu'un sabre ! »
Sens-tu ton pied quand il se posera dessus? Et si tu glisses et que tu t'y accroches avec tes mains, comment vont-elles être?
Il se peut que tu me dises: « Mais, comment marchera-t-on dessus alors qu'il est plus fin qu'un cheveu?»
Allah (swt), ce jour là, fera marcher des gens sur leurs visages, comment ne pourrait-Il pas te faire marcher sur ce pont? Il (swt) dit en effet :
« Ceux qui seront traînés [ensemble] sur leurs visages vers l'Enfer, ceux-là seront dans la pire des situations et les plus égarés hors du chemin droit. » (XXV-34)
Donc, il est aussi fin qu'un cheveu, mais tu marcheras dessus!



Et attention! Sous le pont, l'Enfer est noir et ténébreux! « (...) ils lui entendent un gémissement, tandis
qu'il bouillonne. Peu s'en faut que, de rage, il n'éclate!(...)» (LXVII- 7 ;
Donc, tu entendras les gémissements de l'Enfer lors de ton passage!
« (...) [le feu] jette des étincelles volumineuses comme des châteaux ! » (LXXVII-22)
Tu te rends compte de la taille des étincelles! Et ce n'est pas tout! Tu passeras en portant tes péchés sur le dos!



« (...) et ils portent leurs fardeaux sur leurs dos, et quels mauvais fardeaux!»(VI, 31)
Sur As-Sirâte, il y a des épines en acier qui pourront écorcher ton pied et il y a des crochets et des harpons qui pourront l'arracher! Tu pourras aussi être saisi
par une tenaille qui te fera tomber en Enfer! Imagines-tu ta chute qui durera 70 ans?!
Tu comprends pourquoi lorsque Abdullah ibn Rawaha entendit le verset : « Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par [l'Enfer] : car [il s'agit là] pour ton Seigneur d'une sentence irrévocable ! » (XIX- 71) se mit à pleurer et lorsqu'on lui demanda pourquoi, il répondit : « Comment ne pas pleurer alors qu'il m'a informé que j'allais emprunté le pont, mais ne m'a pas garanti que je le franchirai! »



Un jour, le prophète (qpssl), qui dormait, sa tête posée sur les genoux de Aïcha, fut réveillé par les larmes de celle-ci, qui lui sont tombèrent dessus. Il lui dit :
« Qu'as-tu?
- J'ai pensé au jour de la résurrection ô Messager d'Allah (swt) ! Je me suis demandé
: Pensera-t-on aux nôtres? Et les bien-aimés penseront t-ils les uns aux autres?
- Oui! Sauf lors de trois étapes: la balance, les livres qui s'envolent et As-Sirâte! »
[Donc c'est l'une des étapes où l'on ne pensera pas aux autres! Quelle que soit leur place dans notre coeur!]



Cela veut dire qu'une fois sur As-Sirâte, si ta mère se trouve devant toi, tu ne la regarderas même pas! Chacun pour soi ! On n'est préoccupé que par son propre sort!
Tu imagines ton frère, là devant toi! Même s'il tombe et crie tu ne le regarderas pas!
Tu imagines un peu les battements de ton coeur lorsque les gens tomberont devant toi! Imagines-tu si un individu que tu connais te passe devant et s'éloigne ? Tu le méprisais ici-bas, alors qu'il
était plus dévoué que toi! [C'est un moment de vérité, n'est-ce pas ?]
Il se peut que tu me demandes: « Est-on obligé de passer par As-Sirâte? Et si quelqu'un refusait? Après tout, on n'a jamais entendu une sentence dire que les anges poussent (et forcent) les gens à passer! Alors? »



En fait, ce ne sera pas la peine de pousser les gens ! Ils n'auront, tout simplement, pas le choix! Nous serons sur le pont de l'Enfer au moment où les cieux et la terre seront anéantis!
« Au jour où la terre sera remplacée par une autre, de même que les cieux ! (...) » (XIV-4
A cette lecture, un compagnon
interpella le prophète (qpssl) :
« Où serons-nous alors?
- Sur As-Sirâte! »
L'affaire est pliée! Tu l'emprunteras, car il n'y a pas de quatrième lieu ! Il y a le Paradis, l'Enfer et As-Sirâte.



C'est d'ailleurs sur As-Sirâte, une fois que les gens du Paradis seront au Paradis et que les gens de l'Enfer seront en Enfer, que l'on égorgera la mort! Et on dira aux uns et aux autres: « Restez-y éternellement sans connaître (une nouvelle fois) la mort! » Les gens du Paradis se réjouiront et ceux de l'Enfer se résigneront!
Pourquoi sur As-Sirâte? Parce qu'il sera visible pour les gens du Paradis et de l'Enfer et parce qu'il n y aura pas d'autre lieu tout simplement!
Tu comprends alors pourquoi
un homme pieux, voyant un jour un jeune homme, absorbé par les artifices mondains qui se laissait aller à la frivolité et la rigolade (excessive), l'interpella et lui dit:
«

Sais-tu, au moins, que tu vas emprunter As-Sirâte mon fils ?

- Oui!
- Es-tu rassuré à l'idée de le passer ?
- Non!
- Alors, pourquoi ce laisser-aller? [Tu ne peux pas te réjouir maintenant! Tu n'as pas encore franchit As-Sirâte!] »



Point de sérénité tant que tu n'auras pas As-Sirâte dans le dos! (Tant que tu ne l'auras pas franchit)!
C'est comme si l'étape d'As-Sirâte était celle du salut ou du bannissement! C'est l'étape cruciale!

N'oublie pas qu'au moment d'aborder As-Sirâte, tu trouveras le prophète (qpssl) en train d'invoquer Allah(swt) pour toi en disant: « Ya rabbi Salem ! Ya rabbi salem ! (Ô Allah (swt) faites qu'il passe sain et sauf !) ! » Il le dira pour chacun d'entre nous...
[Le prophète (qpssl) ne sera pas à cet endroit précis par hasard, il sait ce qui t'attendra sur ce pont!]



Voilà ! [Imagine que]Tu abordes As-Sirâte et il fait noir ! Tu portes tes péchés sur le dos, tu entends les cris en dessous... et comme si la situation n'était pas assez tendue comme ça, (le prophète (qpssl) a dit) : « c'est à ce moment que le « respect du dépôt » et le respect des liens de sang seront suscités (sous une apparence humaine) et se tiendront l'un à droite et l'autre à gauche du pont de l'enfer » [pour te demander
de rendre des comptes !]
Les deux diront : « Ô Allah! Il ne passera pas avant de nous rendre des comptes! [La situation devient périlleuse! N'est-ce pas ?]
***parenthèse***



ta loyauté, ton honnêteté et ta probité envers tout ce qui t'a été confié (comme dépôt) ici-bas ! Et c'est à prendre au sens large:




Tu peux trahir quelqu'un qui t'a confié un dépôt matériel (argent ou autre).

Tu peux trahir un secret (dans le cas des conjoints qui se confient l'un à l'autre c'est un péché grave).
Tu peux trahir la confiance de quelqu'un lors d'une opération commerciale.
Tu peux trahir ta femme (qu'on t'a confié en quelque sorte, en la maltraitant, en
manquant à tes devoirs envers elle ou en ne respectant pas ses droits).
Tu peux trahir tes parents en établissant un lien avec une fille (ou un garçon) à leur insu.
Tu peux trahir une grâce d'Allah (swt): tes biens matériels (en les dilapidant), tes enfants (en négligeant leur éducation), ta santé (en négligeant ton corps au sens propre comme au figuré), par exemple, quand tu ne préserves ni ton ½il ni ta langue de l'illicite, c'est une trahison!
Tu peux trahir Allah (swt) en délaissant Ses prescriptions, (tu abandonnes la prière, c'est une trahison !)
Tu peux trahir le prophète (qpssl) en occultant son enseignement.
Tu peux trahir l'Islam en ne participant pas à son expansion!
« Al amana » englobe
tout cela!]



Tu es sur As-Sirâte maintenant ! Vas-y ! Rends des comptes pour la trahison de ta femme que tu as maltraitée ! Pour la trahison de tes enfants que tu as mal éduqués ! Pour la trahison de l'Islam que tu n'as pas enseigné aux autres et auquel tu n'as pas invité autrui!
Et les liens de sang aussi!



Tes proches auxquels tu ne rendais pas visite! Tu ne demandais même pas de leurs nouvelles!
Tes parents, que tu avais honte de présenter à tes amis et que tu négligeais au profit de ces derniers!
Et la femme qui, une fois mariée, ne rendait visite à sa mère qu'après de longues absences! Justifie cette négligence maintenant!



Tu te diras: « Pourquoi ne suis-je pas
encore passé(e)? » [Tu as tant de choses à te reprocher?!]
Allez mon frère/ma s½ur! Mets ton pied sur As-Sirâte! Sens-tu à quel point il est coupant? Vas-y alors! Pose l'autre pied! Tu ne vas quand même pas tomber dès le premier pas! Mais, qu'as-tu donc fait pour tomber dès le premier pas?
















C'est bon? Avances-tu? Entends-tu les cris en dessous? As-tu vu? Untel/Unetelle, ton/ta copain/copine, vient de tomber devant toi! Aïe! On l'avait tant conseillé pourtant! Pourquoi?! Entends-tu sa voix? Il/Elle appelle au secours en tombant!
As-tu vu untel/unetelle? Il/Elle vient de passer devant toi à toute vitesse! As-tu vu? Ta mère s'accroche au Sirâte! Ton père est là-bas, un peu plus loin...
Aïe! Tu viens d'être écorché(e) par un harpon! Ce n'est rien! Tu crains le pire! Chuter...
Soudain, il y a de la
lumière! Ouf!
Il se peut que tu me demandes: « Mais, n'apprend-t-on pas, dans la tradition, que le jour de la résurrection, le soleil sera juste au dessus de nos têtes et qu'il fera chaud? Comment pourra-t-il faire noir alors que le soleil est tout près?! »



En fait, le soleil sera là lors de la première étape: on viendra de sortir de ter

re et on attendra que le jugement commence. Il ne sera plus là lorsque l'on sera sur As-Sirâte...

Le prophète (qpssl) a dit : « Les gens (qui entament As-Sirâte) auront une lumière équivalente à (au degré de) leur foi! Certains auront une lumière telle une montagne! (Sera-ce toi ?) Et certain, telle un palmier! (Ça va! Tu arrives à voir!) Et certains, telle leur ombre! Et certain, tel un bâton! Et certains,
telle l'orteil du pied, elle s'allumera un temps puis s'éteindra, alors ils s'arrêteront! [Car ils ne verront plus rien! il fera noir!]



On leur dira (à tous): Marchez sur As-Sirâte comme vous le permet votre lumière! »
Donc, celui qui a une lumière telle son orteil, en combien d'années franchira-t-il As-Sirâte?
« Chaque fois qu'il leur donne de la lumière, ils avancent ; mais dès qu'il fait obscur, ils s'arrêtent... » (II, 20)



Et toi? Combien de temps te faudra-t-il? Et ta lumière? Comment sera-t-elle?



Le prophète (qpssl) a dit : « Certains passeront en un clin d'½il! [Ferme tes yeux puis ouvre-les! Hop! Ça y est! Tu es de l'autre côté! Comment cela? Tu es croyant, non? Tout ce que je t'ai raconté
jusque là ne te concerne peut-être pas! Tu as eu peur, hein?!]
Certains passeront tel le vent! Certains passeront tel l'éclair! (On dit: Comment passer tel un éclair? le prophète (qpssl) répondit: Ne voyez-vous pas l'éclair qui apparaît puis disparaît? et bien, c'est pareil!) Certains passeront tels des oiseaux! Certains, tels des cavaliers! D'autres, en se traînant sur les genoux, d'autres en rampant, d'autres tomberont et s'accrocheront avec les mains et passeront ainsi!
Certains vont progresser, progresser, progresser jusqu'à ce qu'ils voient la porte du Paradis, puis tomberont! C'étaient des hypocrites!
On passera tous! Sans exception! Le verset est clair!
« Il n'y a personne parmi vous qui ne passera pas par [l'Enfer] : car [il s'agit là] pour ton Seigneur
d'une sentence irrévocable ! » (XIX- 71).
Celui qui passera rapidement, arrivera devant la porte du Paradis plus vite et entrera aussitôt!
Tandis que celui, ou celle, qui traînera (car) ses péchés avaient été nombreux ici-bas : (le Ramadan arrivé, il s'est remis sur ses pieds (spirituellement parlant) puis il a rechuté et est devenu pire qu'avant! Elle a porté le voile un moment, puis l'a retiré! Ensuite, elle s'est laissée aller à telle ou telle tentation, et puis... et puis... etc.... etc.) Tu passeras le pont à ton rythme! Tu tomberas puis tu te relèveras! Et tu retomberas un peu plus loin! Et tu te relèveras à nouveau! Tu t'écorcheras! Tu seras blessé(e)! Tu hurleras! Tu entendras les cris! Tu verras les gens te devancer et s'éloigner et toi tu traîneras! Des milliers de kilomètres encore sur le pont! Tu demanderas de l'aide,
mais nul secoureur! L'Enfer sera toujours sous tes pieds, il jettera d'immenses étincelles! Ton fardeau te pèsera! Tu ne sauras quoi en faire! Tu ne pourras pas t'en débarrasser en le jetant!
C'est là que tu te diras [en repensant à ta vie ici-bas]: « J'aurais dû ne pas faire ceci, ne pas faire cela! J'aurais dû me hâter vers Mon Seigneur! J'aurais dû porter le voile! J'aurais dû rompre telle ou telle mauvaise habitude! » Etc.... etc. (ce sera le temps des regrets!)
Quand aux croyants, ils seront illuminés!
«Le jour où tu verras les croyants et les croyantes, leur lumière courant devant eux et à leur droite ; (on leur dira): « Voici une bonne nouvelle pour vous, aujourd'hui: des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux pour y demeurer éternellement ». Tel est l'énorme succès ! » (LVII-12)



Et les hypocrites?

(LVII-13 ; 14) «Le jour où les hypocrites, hommes et femmes, diront à ceux qui croient: « Attendez que nous empruntions [un peu] de votre lumière ». Il sera dit : « Revenez en arrière, et cherchez de la lumière... C'est une sorte de moquerie car ils ne peuvent revenir nulle part! « En arrière » veut dire à la vie ici-bas car c'est ici que l'on fait le plein de lumière!
Mais nous, nous y sommes encore (ici-bas)! Pourquoi traînons-nous les pieds?!
Pourquoi traînons-nous les pieds lorsqu'il s'agit d'obéir à notre Seigneur?
Pourquoi traînons-nous les pieds lorsqu'il s'agit de se comporter convenablement avec nos parents?
Pourquoi traînons-nous les pieds lorsqu'il s'agit
d'accomplir la prière d'Al Fajr à l'heure?
Pourquoi traînons-nous les pieds lorsqu'il s'agit de préserver nos liens de sang?
Pourquoi traînons-nous les pieds lorsqu'il s'agit de porter le voile ?
Pourquoi traînons-nous les pieds lorsqu'il s'agit de se hâter vers notre Seigneur et de l'adorer?
Pourquoi?
... C'est alors qu'on éleva entre eux une muraille ayant une porte dont l'intérieur contient la miséricorde et dont la face apparente a devant elle le châtiment !...
Une sorte de barrière pour les empêcher (les hypocrites) d'avancer sur As-Sirâte grâce à la lumière des croyants!
Les hypocrites diront aux croyants:
... N'étions-nous pas avec
vous, leur crieront-ils? « Oui, répondent (les autres) mais vous vous êtes laissés tenter, vous avez comploté et vous avez douté et de vains espoirs vous ont trompés, jusqu'à que vienne l'ordre d'Allah. Et le séducteur (le diable) vous a trompés au sujet d'Allah ! »
Certes, tu étais ma copine mais tu n'écoutais pas! Et je te... (à quoi ça sert maintenant ? il est trop tard !).



Le lien avec la vie d'ici-bas!



Une chose importante à remarquer:



Le pont de l'Enfer s'appelle As-Sirâte et dans le prologue (Al Fatiha), Allah (swt) appelle le droit chemin As-Sirâte! « Ihdina As-Sirâte al
mostaqim! [Guide-nous dans le droit chemin] » (I, 6)
La question qui se pose ici, est: pourquoi? Pourquoi le même nom? [Attention! Aucune parole divine n'est fortuite ou à prendre à la légère!]
La réponse est évidente!
As-Sirâte de l'au-delà n'est que le prolongement du Sirâte d'ici-bas! Il s'agit du même chemin! Celui qui a été guidé sur As-Sirâte d'Allah (swt) (le droit chemin) ici-bas, le sera aussi dans le Sirâte de l'au-delà (le pont de l'Enfer)!
En effet, c'est comme si Allah (swt) te disait: « Si tu marches comme Je le veux (en respectant Mes commandements) sur le droit chemin (As-Sirâte de la vie ici-bas), Je te ferai marcher comme tu le
souhaiteras et le voudras sur le pont de l'Enfer (As-Sirâte de l'au-delà!) ».
Pour t'éclaircir la chose un peu plus, c'est, en quelque sorte, la même avenue! Celui qui s'égare de la bonne direction ici-bas, ne saura pas marcher (droit) dans (le prolongement de l'avenue) dans l'au-delà!
C'est la raison pour laquelle, le droit chemin et le pont de l'Enfer, portent tous les deux le même nom! As-Sirâte!



A partir de là, tout en marchant sur As-Sirâte d'ici-bas, tu gardes dans ton esprit As-Sirâte de l'au-delà. Toute ton activité s'en trouve influencée car tout ce que tu fais ici, tu le retrouveras là-bas! [Donc tu réfléchis deux fois avant d'agir!]
C'est comme si Allah (swt) te disait: « Tu es libre! C'est toi qui détermines ta progression sur le pont de
l'Enfer (As-Sirâte de l'au-delà) en marchant correctement sur le droit chemin (As-Sirâte d'ici-bas!) »
Alors, fais attention! Si tel péché t'écorche (si tu y succombes) ici-bas, ce sera, alors, le harpon qui t'écorchera dans l'au-delà! Et ce sera proportionnel au degré de ton laisser-aller à ce péché!
Vois-tu comment tu as glissé et tu t'es accroché au pont de l'Enfer? Cela correspond à ta glissade (dans le péché) ici-bas!
Vois-tu comment ta progression est lente sur le pont de l'Enfer? Cela correspond à ta progression sur le droit chemin ici-bas! (Tu traînais les pieds pour ta religion !)
C'est le même Sirâte!



L'autre chose remarquable:
- Pour prendre le droit chemin (As-Sirâte
d'ici-bas), tu dois commencer par suivre le prophète (qpssl) [son enseignement t'est indispensable pour pratiquer ton culte] et pour aborder le pont de l'Enfer (As-Sirâte de l'au-delà), tu trouveras, à son début, le prophète (qpssl) qui priera pour toi!
- A la fin du droit chemin (As-Sirâte d'ici-bas) [qui prend fin avec ta mort], ta tombe sera un jardin de Paradis (si tu es un bon croyant) et l'aboutissement du pont de l'Enfer (As-Sirâte de l'au-delà) est le Paradis!
- Si tu dévies du droit chemin (As-Sirâte d'ici-bas) : « Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne » (XX-124) [Une vie étriquée et misérable! Sans épanouissements! Tu étouffes!] Et si tu dévies du pont de l'Enfer (Sirâte de l'au-delà) tu tomberas dans une Fournaise noire et ténébreuse [étouffante aussi!]
- Il y aura des harpons, des crochets et des tenailles dans l'au-delà et il y a des harpons, des crochets et tenailles ici-bas (les tentations)!
- La lumière dans l'au-delà sera la lumière de tes bonnes actions ici-bas!
[Tu vois qu'il y a un lien très étroit, que tu ne soupçonnais même pas, entre les deux! Ton parcours sur le pont de l'Enfer sera une réplique de ton parcours sur le droit chemin ici-bas!]
Pour résumer :
- Ta vitesse sur le pont de l'Enfer, c'est toi qui la fixes!
- Ta chute en Enfer, c'est toi qui la choisis!
- Ton arrivée au Paradis dépend de ta volonté!
C'est le même chemin!
C'est pour cela que le
verset: « Guide-nous dans le droit chemin » (I, 6) est au c½ur du prologue (Al Fatiha), que tu récites, au moins, 17 fois dans la journée! Et c'est normal qu'il en soit ainsi car il s'agit, comme tu l'as vu, de ta vie et de ton salut! [Tu comprends maintenant l'importance de la Fatiha, tu ne la réciteras plus comme avant!]
Ce verset est le centre autour duquel tourne toute la sourate!
Dans la première partie de la sourate, on fait l'éloge d'Allah et on Le loue [pour que notre demande soit agréée, comme nous l'a appris notre prophète (qpssl) ]:
« Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louange à Allah, Seigneur de l'univers
Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,
Maître
du Jour de la rétribution
C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours. »
Puis, nous formulons notre demande en question:
« Guide-nous dans le droit chemin, »



Et enfin, il y a une description de ce que l'on a demandé:
« Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs,
Non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. »
C'est comme si on disait à Allah (swt): « De grâce! On veut (rester sur) As-Sirâte! »
La lumière que l'on aura sur As-Sirâte viendra de « ceux que Tu as comblés de faveurs »: c'est-à-dire le prophète (qpssl) , ses compagnons, ses épouses et tous ceux qui nous
serviront d'exemple dans la vie ici-bas [dont on suivra le chemin] pour avoir de la lumière dans l'au-delà!
Qu'est-ce qui peut te faire dévier du Sirâte? Deux choses:
- Les plaisirs sensuels (illicites). Donc, on doit éviter « ceux qui ont encouru Ta colère». Absorbés par les plaisirs [et la débauche], ils ont délaissé notre Seigneur!
- Tout ce qui est spécieux (qui est trompeur sous une apparence de vérité: « Chobha »). Donc, on ne suivra pas non plus «des égarés», des gens qui se sont perdus dans les méandres doctrinales, loin de la Révélation.



Le but du prologue (Al Fatiha) est: « Je veux marcher sur le droit chemin! (As-Sirâte!) ».
Sur le pont de l'Enfer, les harpons et les crochets seront au nombre des péchés
commis ici-bas!
Il y aura le harpon du mensonge, qui écorchera tous les menteurs, le crochet du flirt qui atteindra tous ceux et toutes celles qui se seront laissés aller à cette relation, les épines d'acier des regards illicites, qui écorcheront tous ceux et celles qui n'auront pas baissé leurs regards et les chutes corresponderont à tes multiples « retours en arrière d'après-ramadan » lorsque tu redevenais le (la) même, ou pire, après un mois d'intense dévotion ! [Tu avais reculé d'un cran encore une fois!]
Veux-tu savoir si tu es sur le droit chemin?
Regarde (qui sont) tes amis! Les croyants sont les balises de ton chemin!
Pourquoi Allah (swt) a-t-Il appelé As-Sirâte d'ici-bas, le Droit chemin? Pourquoi « le droit »?
Parce
qu'il (pour te dire qu'il) est simple et court et permet d'atteindre ton objectif, c'est-à-dire la porte du Paradis!

# Posté le samedi 10 février 2007 13:31